Autrefois, les experts et les consultants seniors de l’ancienne civilisation chinoise avaient pour habitude de s’informer de l’état de l’univers en…


Autrefois, les experts et les consultants seniors de l’ancienne civilisation chinoise avaient pour habitude de s’informer de l’état de l’univers en observant minutieusement les carapaces des tortues. Celles-ci, une fois exposées à l’action du feu, présentaient des fissures dont les qualités singulières se prêtaient merveilleusement à l’interprétation. On pouvait, disait-on, lire l’état et le devenir de l’univers dans l’enchevêtrement des lignes brisées. Déceler la présence d’un ordre subtil derrière le chaos apparent des éléments. Aujourd’hui, quatre mille ans plus tard, notre situation serait plutôt inverse : l’univers a beau nous envoyer quotidiennement des produits industriels tout à fait réguliers, les hyperpuissants défilés militaires nous rappellent que tout n’est qu’ordre et vigueur jupiterienne… — Rien n’y fait : ce que nous décelons derrière la carapace d’un ordre finalement pas si subtil, ce sont surtout des signes d’un chaos élémentaire. Le feu d’artifice d’hier soir, par exemple, nous a laissés dubitatifs : les smileys et les émoticons dans le ciel peuvent surprendre, mais aller jusqu’à écrire « Emmanuel », « Bisous bisous » et « Win/Win! » pendant le bouquet final ? Nul besoin d’être un oracle confirmé pour sentir le malaise de l’univers en cours.


Jindra Kratochvil
octobre 14, 2017

Et dire que certains d’entre nous ont pu lire « Emmanuel, nous voilà ! » ?!?!

Jindra Kratochvil
octobre 14, 2017

Oups, je crois que j’ai effacé par mégarde le commentaire précédent de Chipunta, désolé, hélas, les manips du téléphone…

Hannah Baumgarten
octobre 14, 2017

Dites, vous inventez, là ?

    Jindra Kratochvil
    octobre 14, 2017

    J’exagère un peu, oui, sur les 3 dernières lignes…