♫ ♪ ♫ « Que sont mes amis devenus, Que j’avais de si près tenus, Et tant aimés, Ils ont été trop clairsemés, Je crois le vent les a…


♫ ♪ ♫ « Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L’amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu’arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n’aille à terre
Avec pauvreté qui m’atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d’hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L’amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m’était à venir
M’est advenu
Pauvre sens et pauvre mémoire
M’a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m’évente
L’amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta » ♪ ♫ ♪
RUTEBEUF (1230-1285),
tel qu’adapté par LÉO FERRÉ en 1955.


Frédéric Fredj
juin 8, 2018

: Photos originales de Jean-Pierre Sudre (1962).

Yveline Marie Stephan
juin 8, 2018

J’aime ++++

Annie Bergougnous
juin 8, 2018

Rutebeuf, photos somptueuses, vidéos de Frantz…Merci pour ce beau partage.

Les Mille-Feuilles
juin 8, 2018

: Et dédicace originale de Léo Ferré (à Jean-Pierre Sudre).

Dominique Audinet
juin 8, 2018

Superbe texte de Rutebeuf…et très bien interprété également par la Grande Joan Baez… j’adore les deux versions !!

Claire Mchal Nrd
juin 9, 2018

J ‘ aime beaucoup cette chanson interprétée par Joan Baez .

Jacques Godin
juin 9, 2018

L’une des seules interprètes qui la chante en version intégrale (Et droit au cul quand bise vente). C’était la grande fierté de Léo.

Ariane Grammaticopoulos
juin 9, 2018

Je crois que je n’aurais pas trop aimé ce Rutebeuf à l’époque, un sacré voyou et pas trop galant non plus 😉 mais bon, avec le temps la poésie l’emporte sur le reste…Et je ne raffole pas du bourgeois Ferré qui se la jouait anarchiste…même si certaines de ses interprétations nous ont marqués.

Sophie Bastide-Foltz
juin 9, 2018

magnifique chanson !

Itzhak Assuied
juin 9, 2018

Poème qui m’incite à chaque fois écouté de le chanter avec cette vigueur musicale dans la voix d’un Ferré magnifique, suivie !

Alain Hocquet
juin 10, 2018

Le titre du poème est « Pauvre Rutebeuf ». Peut-être a-t-il vécu personnellement un peu de ce qu’il a écrit…

Itzhak Assuied
juin 10, 2018

C’est clair !

Frédéric Fredj
juin 10, 2018

: « Pauvre Rutebeuf » est le titre de la chanson qu’en a tirée Léo Ferré, Alain (et qui serait la réunion d’extraits de différents poèmes de Rutebeuf).

Michel Quint
juin 10, 2018

la pauvreté Ruteboeuf. non?

Frédéric Fredj
juin 10, 2018

: « Pauvre Rutebeuf » (Léo Ferré) ou « La complainte de Rutebeuf » (Rutebeuf) – sans « œ ».

Gil Jouanard
juin 11, 2018

Ferré a un peu remanié le texte de Rutebeuf (en fait, ce sont deux textes) ; mais avec une grande réussite.

Frédéric Fredj
juin 11, 2018

: Et il l’a, naturellement, adapté à la langue d’aujourd’hui (puis mis en musique).

Gil Jouanard
juin 11, 2018

Bien entendu. Jacques Douai avait, à peu près à la même époque, mis en mlusique et chanté la Ballasde des pendus, de Villon, égalemtn adaptée en français moder. Pas mal du tout ; toutefois un peu moins réussi que ce bel opus de Ferré (insupportable dans la vie, mais génial quand il n’en fait pas trop !)

Sined Reitnomud
juin 11, 2018

malgré tous ces défauts, un artiste qui se diversifie dans les vignes ne peut pas être foncièrement mauvais… J’adore… La chouette de San Donatino bien sûr… 😉

Frédéric Fredj
juin 11, 2018

: C’est surtout Frantz qu’il faut remercier, Annie, pour toutes les vidéos qu’il nous offre chaque jour en partage ! C’est d’ailleurs celle de ce matin – Léo Ferré à « L’Alhambra », interviewé par Pierre Tchernia – qui m’a donné l’envie et l’idée de pu…Xem thêm

Ariane Grammaticopoulos
juin 12, 2018

Ah mais je sais bien cher Frédéric 🙂 J’ai toujours admiré ceux qui étaient fous de Léo Ferré. J’ai aimé certaines de ses chansons dont celle-ci qui est sans doute ma préférée.Mais ces chanteurs « engagés »qu’on aimant tant du temps de notre jeunesse, moi ça n’a jamais été mon truc.Et à choisir je préfère Bob Dylan ! 😉

Frédéric Fredj
juin 12, 2018

: L’époque était propice aux malentendus, Ariane. Ma qualité d’écoute – et de compréhension ! – s’est affinée avec le temps (question de maturité, sans doute). Ses engagements conjoncturels ont toujours été secondaires, pour moi (car trop liés à la conjoncture, justement). Reste l’artiste – sa musique, ses mots… <3

Jean-Pierre Poccioni
juin 12, 2018

Beaucoup des interprétations de poèmes par Ferré sont remarquables !

Frédéric Fredj
juin 12, 2018

: Je partage complètement votre avis, Jean-Pierre. D’ailleurs, qui se souviendrait encore du poème d’Aragon sans « L’Affiche Rouge » de Ferré, par exemple ?

Itzhak Assuied
juin 12, 2018

L’oeuvre de Ferré est inconnue pour la plupart des gens de ce pays. On aura surtout, après leurs disparitions, encensé Brassens et Brel qui le méritent tellement. Aussi, explorateur passionné de l’oeuvre de Ferré depuis si longtemps, je trouve qu’il mérite autant. Mais sa juste consécration augmentera avec les années j’en suis sur !

Gil Jouanard
juin 13, 2018

Rassurez-vous, les vrais « amateurs » de cette « chanson française » aujourd’hui bien mal en point, mettent Ferré aussi haut que Bassens. Brel et Ferrat viennent tout près, ainsi que l’atypique Bobby Lapointe. Barbara n’est pas loin.

Frédéric Fredj
juin 13, 2018

: Je crois que vous avez un problème avec la touche « r » de votre clavier, Gil… 😉

Patrick Lecordier
juin 13, 2018

J’aime bien aussi la version de Joan Baez https://www.youtube.com/watch?v=0kpO4vcmrcY

Frédéric Fredj
juin 13, 2018

: C’est la même, Patrick. Elle reprend – avec son style (que j’aime beaucoup, moi aussi) – la version créée par Ferré dix ans plus tôt.

Patrick Lecordier
juin 13, 2018

Oui tu as raison, rendons à … 😉

Ariane Grammaticopoulos
juin 14, 2018

De toutes façons Frédéric, même s’il est vrai que c’était un bon artiste, moi je n’écoute plus tous ces chanteurs des temps anciens.Je vis avec mon époque, donc j’écoute Julien Doré et Benjamin Biolay (dont je ne supporte pas les idées politiques d’ailleurs) qui sont tout deux de grands compositeurs très doués !

Frédéric Fredj
juin 14, 2018

: Sans doute. Je ne les connais pas.Cela dit, il m’arrive d’écouter – et d’aimer – de la musique encore plus ancienne, Ariane, composée par des gens morts il y a plusieurs siècles ! Et je n’ai même pas l’excuse de l’âge, puisque je les aimais déjà quand j’avais vingt ans – tout comme mes parents et mes grands-parents les avaient aimés avant moi…

Ariane Grammaticopoulos
juin 14, 2018

Je parle de chanteurs, de variété, pas de musique classique qu’on peut bien sûr encore écouter aujourdhui (si on aime) parce que ce sont les meilleurs qui demeurent, Tant de petits maitres sont oubliés.Et il en sera de même pour nos chanteurs…j’ado…Xem thêm

Frédéric Fredj
juin 14, 2018

: HIER ??? Et on ne me disait rien ?BON ANNIVERSAIRE, Ariane – et longue vie aux « vieux cons » ! 🙂

Ariane Grammaticopoulos
juin 14, 2018

Comme vous dites ! MDR !( oui, j’avais caché ma date de naissance, pas envie de trop en parler 😉 )

Sonia Baralle Duchêne
juin 15, 2018

bonjour un grand merci

Pierre-Emmanuel Struyven
juin 15, 2018

Et FROID au cul quand bise vente ?!

Frédéric Fredj
juin 15, 2018

: Pas dans l’interprétation de Léo Ferré, Pierre-Emmanuel. J’ai réécouté plusieurs fois (car j’avais un doute, moi aussi) : il dit bien « droit au cul » – en marquant la liaison, en plus.

Sólveig Simha
juin 15, 2018

Je l’aimais tant aussi interprétée par le magnifique Philippe Leotard ?

Gil Jouanard
juin 15, 2018

Oui, Léotard était émouvant dans son interprétation sur le fil du rasoir mélodique, mais justement dans la bouleversante personnalité du cher Léotard.

Marie Noel
juin 16, 2018

Ferré le Magnifique

Cecile Pa
juin 16, 2018

Anne vanderlo(f)v c’est curieux je la fredonnais souvent quand j’étais jeune.